14.11.2007
La citation du jour
A ceux qui semblent avoir du mal à accepter la liberté et l'indépendance de Givenchy EN VIE...
"Celui qui ne craint pas d'agir ne craint pas de parler"
Sophocle [495 - 406 av JC]
15:30 Publié dans Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : citation, parler, givenchy, politique, arras
07.03.2007
Quand on s'aime, on ne compte pas
Dans un article paru dans l’Avenir de l’Artois (édition de Lens – Liévin – Bully les Mines du jeudi 1er mars 2007), nous apprenons que le taux d’imposition pour 2007 augmentera de 2,85 % (après l’augmentation de 11 % de l’an dernier). Admettons. Après tout il est normal et sain que les citoyens participent à l’effort général, surtout lorsque celui-ci a pour cadre « la solidarité, l’amélioration des conditions de vie des femmes et des hommes du Pas-de-Calais » dont nous faisons tous partie : amélioration du réseau routier, création et entretien des équipements éducatifs et sportifs, ... etc.
On est d’autant plus rassuré de bien fondé de cette contribution quand Monsieur le Président loue le « sens de l’économie de ses propres troupes » et se prépare à aborder 2007 avec un mot d’ordre : « est-ce que les deniers publics sont utilisés de la façon la plus appropriée ? ».![]()
Pendant ce temps, "Pas-de-Calais Magazine", le magazine d’information du Conseil Général du Pas-de-Calais, laisse la place à "Pas-de-Calais, le Journal"...
Un beau cahier de 15 pages en format tabloïd sur papier glacé en impression professionnelle et qualité photo. Le tout tiré à 620.000 exemplaires et distribué gratuitement, sur le seul financement du Conseil Général.
15 pages qui ne sont finalement qu’un support déguisé de communication et de promotion pour le Conseil Général – il faut bien justifier de son intérêt et de son utilité quand on gère un budget primitif de 1,37 milliards d’euros – et plus particulièrement de son Président (directeur de la publication et présent sur les photos de 7 pages sur les 15 que compte le journal)
A quoi est dû cette soudaine évolution vers ce format luxueux ? Amour des métiers de la création et de la presse ? Folie des grandeurs ? Que nenni : « Les attentes des lecteurs évoluent, nous devions nous mettre « à la page », aérer la présentation, multiplier les illustrations et proposer des textes plus courts à la manière d’un journal » Ah...
Personnellement je serais curieux de connaître ces habitants qui ont fait part de leurs attentes quant à la refonte de ce journal à l’intérêt – ne nous le cachons pas – somme toute assez limité...
A ce propos, j’aimerais beaucoup que nous soient présentés les résultats de l’étude de marché qui a, je n’en doute pas, été préalablement commanditée par les avisés gestionnaires du budget du Conseil Général pour décider de manière objective de la pertinence de telles dépenses non négligeables. Peut-être cela pourrait-il faire l’objet d’un article dans une prochaine parution ? (à la limite, bien joué, cela pourrait même être l’occasion de placer une 8ème photo du Président...)
D’ailleurs tant qu’on y est, peut-être pourrions-nous dans cette même prochaine parution être informés du prix de ce journal afin que nous puissions constater par nous-mêmes ce que Monsieur le Président entend par « sens de l’économie » et « la façon la plus appropriée d’utiliser les deniers publics » ?
15:09 Publié dans Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, pas de calais, président, conseil général, économie, journal
30.10.2006
C'est fermé, revenez au printemps !
L'US Givenchy, le club de football de ma commune dont je suis l'entraîneur des seniors, est sûrement l'un des clubs les plus privilégiés de son district : il possède en effet un beau petit terrain d'entraînement en herbe, certes réduit, mais fort sympathique. Une chance, nous répéte t-on à l'envi, comparé à nos voisins guère tous aussi bien lotis, et comparé au terrain de macadam sur lequel s'entraînait jadis l'USG. Un beau petit terrain d'herbe tout jeune de surcroît, puisqu'il n'a que quelques années d'existence et que la Mairie de Givenchy y fait régulièrement référence comme l'une de ses réalisations majeures de ces dernières années.
Oui mais voilà, la dite mairie vient de nous indiquer que ce beau petit terrain... serait fermé jusqu'au printemps. Autant dire jusqu'à la fin de la saison. Notre terrain d'honneur n'étant pas éclairé (sic), il ne nous reste pour nous entraîner qu'un petit terrain de schiste aux dimensions du jeu à 7 (enfants de moins de 10 ans)... le tout pour accueillir une vingtaine d'adultes en moyenne... cherchez l'erreur.
La faute à qui ? Mais à personne voyons, cessez votre mauvais esprit monsieur ! Le terrain a été réalisé en dépit du bon sens ? (et encore, je ne parle pas des problèmes de pente et d'écoulement des eaux usées...) L'étude préalable de sol a visiblement été bâclée ou prise par-dessus la jambe ? (puisqu'on se rend compte aujourd'hui que le sol manquait de sable et qu'il a fallu en rajouter plusieurs m3 durant l'été) La Municipalité n'a visiblement pas joué son rôle de maîtrise d'ouvrage et a laissé le projet courir à l'échec ? Qu'à cela ne tienne !
Non content d'avoir déjà dû refaire ce terrain tous les ans pour finalement le fermer aujourd'hui, on nous explique pourtant avec compassion que la situation actuelle est - hélas - le fait de la fatalité (satané sol !) et en plus on fait venir des experts pour nous donner des leçons de jardinage. Que d'argent qui aurait pu être là économisé aux Givenchissois si tout avait été fait correctement dès le départ. Le pire, c'est que la Municipalité sera encore capable de se vanter de son terrain, qu'elle aura superbement remis d'aplomb, lors de sa réouverture au printemps...
Les quelques bénévoles du club, dirigeants et encadrants, essaient tant bien que mal de développer le football à l'US Givenchy, d'entretenir l'esprit qui fait ce club, de donner envie aux jeunes et aux adultes d'être présents, de s'impliquer pour leur passion et indirectement pour leur village. Aussi passionnante soit-elle, je ne vous cacherai pas que la tâche est difficile. Alors quand en plus on ne nous en donne pas les moyens, pour cause d'incompétence teintée de mauvaise foi, il y a vraiment de quoi se décourager. Heureusement, dirigeants et joueurs font contre mauvaise fortune bon coeur et continuent de se battre pour leur club. C'est tout à leur honneur et je leur tire mon chapeau.
23:00 Publié dans Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : givenchy, givenchy en gohelle, usg, terrain, football
02.07.2006
Tenancier de café, un métier à risques
2 juillet... plein soleil... 30°C à l'ombre... chaleur... l'été... plaisir indescriptible d'une boisson fraîche sous un parasol... période bénie pour les cafetiers... Pourtant, à Givenchy en Gohelle, le café PMU du centre ville, bien qu'ouvert, ne sert rien. A personne. Pas une seule boisson. Bizarre ? Vous avez dit bizarre ?...
Il y a bien évidemment une raison à ce "choix" étrange.
Ce café a récemment été frappé de fermeture administrative par la préfecture du Pas-de-Calais. La raison ? Il y a quelques mois de cela, un homme a provoqué un grave accident de voiture en sortie de Givenchy. Contrôlé par la gendarmerie, il a accusé un taux d'alcoolémie aux alentours de 0,70 g/l. Coupable !
Mais l'histoire ne s'arrête pas là : l'enquête mené par la gendarmerie a en effet déterminé que cet homme sortait du café du centre de Givenchy, où il s'était arrêté boire un verre ou deux. Un café dont il était reparti manifestement... en pleine possession de ses moyens. Le patron du café n'avait en effet pas décelé le moindre signe d'ébriété chez cet homme imposant au moment de son départ. Mal lui en a pris... Car, même s'il est avéré que l'homme avait déjà beaucoup (trop) bu avant même de s'arrêter au café, l'enquête a finalement décidé que ce dernier était en partie responsable de l'accident, les tenanciers n'ayant pas eu la clairvoyance nécessaire vis à vis de ce client qu'ils ont contribué à transformer en danger public avant de le lâcher dans la nature. Le patron du café s'est ainsi entendu rétorquer par la Préfecture qu'il était "un professionnel" et que par conséquent il aurait dû voir que l'homme n'était pas dans son état normal. Conséquences : 1 mois d'interdiction de débit de boissons et un passage au tribunal à venir.
Cette histoire locale pourrait s'arrêter là, aux frontières de Givenchy en Gohelle. Elle pose néanmoins une question beaucoup plus vaste : celle de la responsabilité des tenanciers de débits de boissons. Où commence t-elle et où s'arrête t-elle ?
Certes, on peut considérer que les patrons de café ont choisi ce métier en connaissance de cause et qu'il serait déplacé qu'ils se lavent les mains des conséquences de la consommation d'alcool qu'ils proposent et parfois encouragent. Mais dans ce cas, quid de la responsabilité des fabricants d'alcool ? Dans les procès intentés pour des cancers dûs à la consommation de tabac, ce sont pourtant bien les fabricants de cigarettes qui sont attaqués, et non ceux qui ne font que distribuer un produit en vente légale et sur lequel l'Etat touche des taxes non négligeables... De la même manière, quid des grandes surfaces, qui elles aussi vendent de l'alcool en quantité sans pour autant s'assurer de l'état physique des clients au moment de repartir avec moultes bouteilles sur les bras ? Demande t-on à un concessionnaire automobile de s'assurer que chaque acheteur est un bon conducteur avant de lui vendre un bolide avec lequel il peut tuer et être tué ? Verbalise t-on les magasins de téléphonie mobile pour avoir vendu des téléphones portables à des personnes qui, manifestement, les utiliseront au volant alors que c'est interdit ?
Même les forces de loi sont incapables de déterminer à coup sûr de visu si une personne est sobre ou non. Elles doivent s'aider de moyens de mesure éthylométrique ou de tests comportementaux. Dès lors, comment demander à un cafetier d'être, lui, infaillible à l'oeil nu sous prétexte qu'il est un professionnel de la vente d'alcool, qui plus est sans moyen légal d'agir à l'encontre des fautifs qu'il aurait identifiés ?
A mon sens, ce n'est pas juste.
Alors à moins d'équiper aussi les débitants de boissons des mêmes outils de mesure (mise à disposition d'éthylotests à l'entrée des bars et discothèques ?... etc.) et de leur donner le pouvoir d'interdire le volant à toute personne en état d'ébriété, et à moins de développer les moyens de de prévention et de soutien (services de voiture pour la reconduite des clients qui ne sont pas en état de prendre le volant ? ... etc.) - moyens qui pourraient être aidés par l'Etat et contribuer à créer de l'emploi dans le domaine des services - il me paraît exagéré et injuste de faire des cafetiers les responsables des problèmes d'alcool au volant en France. Ce qui n'enlève rien au fait que ce soit là un réel problème de société et qu'il soit nécessaire d'y trouver des solutions efficaces, intelligentes et justes.
14:35 Publié dans Politique locale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : givenchy, givenchy en gohelle, responsabilité, café, cafetier, alcoolémie, accident
15.09.2005
La création d'entreprise a le vent en poupe dans le Nord
Bonne nouvelle : le Programme Régional pour la Création et la Transmission d'Entreprises (PRCTE) du Nord-Pas-de-Calais rencontre un énorme succès, produisant des résultats qui dépassent les objectifs initiaux.
A cette occasion, loin des habituels poncifs grisâtres et déprimants, la région Nord Pas-de-Calais démontre son dynamisme et son envie de jouer les premiers rôles dans le décollage économique du pays.
Lancé en 2001, ce dispositif partenarial porté par le conseil régional, les deux conseils généraux (Nord et Pas de Calais), l'Etat et la Caisse des Dépôts aura permis d'augmenter les créations d'entreprises de 34% en quatre ans.
Un enjeu essentiel en terme d'activité économique mais aussi d'emploi dans une région où le chômage demeure à trois points au-dessus de la moyenne nationale. L'objectif initial était de passer de 10.000 créations par an à 15.000 en 2007. Celui-ci est légèrement revu à la hausse pour atteindre 16.000 créations.
Pour ce faire, une vaste campagne de communication (TV, presse et affichage) est engagée depuis la mi-septembre, tandis qu'un dispositif d'incitation financière est mis en place pour soutenir les organismes d'accompagnement des créateurs en fonction de leurs résultats.
Le PRCTE du Nord-Pas-de-Calais, qui aura mobilisé 63 millions d'euros à ce jour, a suscité des émules puisque Patrick Baquin, directeur régional de la Caisse des Dépôts, annonce que cinq autres régions se préparent à dupliquer l'initiative nordiste.
11:53 Publié dans Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






















